Cybercriminalité : où en sommes-nous au Canada?

21 mars 2016

Le vol d'identité n'est plus une affaire de substitution physique de biens comme autrefois. Tout comme nos relevés bancaires et de paie, ce type de crime sévit maintenant plutôt dans nos boîtes de réception de courriel que nos boîtes aux lettres. Ainsi de nos jours, le vol d’identité est devenu un phénomène largement virtuel. Alors que certains cambrioleurs surveillent encore les maisons vides ou les bacs de recyclage sans surveillance à la recherche de bribes d’information, ils ont été dépassés en nombre par ceux qui se sont adaptés au nouveau paysage numérique.

Chaque année, la société de cybersécurité Norton analyse l’impact de la cybercriminalité sur les consommateurs à travers le monde. Elle publie d'ailleurs ses conclusions dans un rapport annuel intitulé Cybersecurity Insight Report. Avec la quantité croissante de données financières et personnelles que nous stockons dans nos téléphones intelligents et ordinateurs, il est plus que jamais essentiel que ces données fassent partie d'une stratégie pour la protection contre le vol d’identité. Jetons un coup d’œil sur la façon dont les consommateurs canadiens s’en tirent.

Les conséquences

Pour mieux identifier les conséquences, commençons par jeter un œil à l’impact total de la cybercriminalité sur la population canadienne. L’an dernier, elle a entraîné des coûts s'élevant à 2 milliards $ (CAD) pour les consommateurs. En plus de la perte financière, chaque victime a consacré au moins 11 heures pour tenter de régler les conséquences suivant des actes criminels de ce type.

Avec de tels enjeux, il ne faut donc pas s'étonner que 85 % des Canadiens avouent qu'ils seraient dévastés si leurs renseignements personnels ou financiers étaient divulgués frauduleusement. L'inquiétude quant à la possibilité de devenir victime est tout aussi élevée, car 86 % des répondants ont déclaré se sentir anxieux, ce qui suggère que les consommateurs au pays comprennent à quel point la cybercriminalité et le vol d’identité peuvent avoir d'énormes conséquences sur leur vie.

Méconnaissance du problème

Même si les Canadiens semblent particulièrement conscients de la menace que représente la cybercriminalité, le rapport de Norton suggère qu’ils ont encore un long chemin à parcourir lorsqu'il s'agit de protéger leurs renseignements personnels. En fait, 11 % seulement des répondants affirment être confiants de leurs mesures de protection. Parmi les raisons que mentionnent les consommateurs interrogés, ils avouent se sentir bien impuissants pour lutter contre la criminalité en ligne, lorsque survient des brèches informatiques hors de leur contrôle. Il est vrai qu’il n’y a pas de moyens infaillibles pour se protéger complètement des actions des cybercriminels, mais les données de Norton indiquent que les Canadiens pourraient faire un meilleur travail de renforcement. Ainsi, seulement 63 % des répondants déclarent savoir comment procéder s'ils devenaient une victime de la cybercriminalité ! Que feraient le 37 % restant ?

Comportements à risque

Certains comportements qui pourraient mettre des renseignements personnels à risque doivent être éliminés. Selon le rapport de Norton, près de trois Canadiens sur 10 admettent partager les mots de passe de leur compte bancaire.

Par ailleurs, les Canadiens se disent moins inquiets que le reste de la planète si leurs enfants faisaient accidentellement quelque chose qui pourrait mettre toute la famille à risque de cybercriminalité. Cependant, bien que les enfants soient plus à l'aise que jamais pour naviguer avec des ordinateurs et téléphones intelligents, ils ont encore beaucoup à apprendre en ce qui concerne la sécurité. Songez à activer un contrôle parental et une protection antivirus sur vos périphériques partagés, de manière à dissuader vos enfants de télécharger accidentellement des logiciels malveillants sur des sites non sécurisés.

Même si vous êtes le consommateur le plus averti lorsque vous naviguez sur le web, il n’y a cependant aucun moyen de garantir que vous ne serez pas ciblés par les cybercriminels. L’inscription à un service de surveillance du crédit , comme celui qu'offre Identity Guard, peut vous aider à augmenter votre protection contre le vol d’identité.

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