La GRC crée une équipe de lutte contre la cybercriminalité

25 février 2016

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) met en place une nouvelle unité spécialisée pour lutter contre les tentatives de cybercriminalité sur le gouvernement fédéral et d’autres cibles majeures.

Soutenu par la nouvelle Stratégie de lutte contre la cybercriminalité, publiée au début de décembre, la stratégie sera guidée par les trois éléments suivants :

  • Identifier et prioriser les menaces de cybercriminalité à travers la collecte et l’analyse des services de renseignements ;
  • Poursuivre la cybercriminalité par l’application d'actions ciblées et d’enquête ;
  • Soutenir les enquêtes sur la cybercriminalité avec des compétences spécialisées, des outils et de la formation.

Selon CBC News, la GRC prévoit ajouter 40 postes, officiers de police et civils, à une nouvelle unité des enquêtes dédiées à la cybercriminalité. Elle comprendra des analystes du renseignement, des formateurs, du personnel technique hautement spécialisé et plusieurs chercheurs issus de ses quartiers généraux. Visant à être pleinement opérationnelle d’ici 2020, cette initiative disposera d’un budget de 30,5 millions $ sur cinq ans.

L’unité poursuivra un plan d’action en 15 points, décrits dans la Stratégie de lutte contre la cybercriminalité. Plus précisément, ces points comprennent :

  • La création d’une nouvelle équipe d’enquête consacrée en priorité à la lutte contre la cybercriminalité;
  • La mise en place d'un service de renseignement dédié pour identifier les menaces émergentes en matière de cybercriminalité;
  • L'amélioration des preuves médico-légales numériques pour les enquêtes en matière de cybercriminalité;
  • L'accroissement des possibilités de formation pour les services de l'ordre en matière de cybercriminalité.

Pour atteindre ces objectifs ambitieux, les responsables reconnaissent que cela nécessitera un changement fondamental dans la façon dont les services policiers luttent contre la criminalité.

« Vous ne pouvez pas les voir. Vous ne pouvez pas leur toucher. Ils ne sont pas tout près. Ce n'est pas votre voisin. Ils ne sont même pas dans la ville d'à côté. Peut-être sur un autre continent. C'est un changement fondamental dans la façon dont nous allons devoir les aborder, »explique Jeff Adam, surintendant principal de la GRC, en entrevue pour CBC News lors d’une tournée des laboratoires d’investigation numérique de la GRC à Ottawa.

Entre 2011 et 2013, le nombre de cyberattaques signalées au Canada a bondi de 40 %, selon le rapport 2014 de la GRC. Ces crimes comprennent les escroqueries financières, la fraude au crédit et le vol d'identité. Ils représentent 29 millions $ en pertes annuelles déclarées en 2013.

La cybercriminalité, selon la définition de la GRC, se définit par toute infraction où la technologie joue un rôle important. Elle peut comprendre plus que des attaques sur les données de consommation. Elle inclut notamment les escroqueries et l'intimidation en ligne, le vol à grande échelle des dossiers financiers ou de secrets commerciaux, ainsi que l'exploitation sexuelle des enfants et la traite des êtres humains. Dans l’une des attaques les plus récentes sur les actifs canadiens, des pirates informatiques ont pu accéder aux systèmes du Conseil national de recherches (CNRC) à Ottawa l’an dernier, forçant l’agence de recherche scientifique à revoir son réseau informatique en entier.

Bien que tous applaudissent cette initiative, une voix s'élève pour affirmer que l'initiative aurait dû débuter plus tôt dans le temps. Dans un vidéo de l'Association canadienne des chefs de police, Norm Taylor, directeur de la formation pour l'association, juge qu'il existe encore un manque de formation dans l'ensemble des services policiers au pays, pour enquêter sur des cas de cyberattaques. « 

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