Les Canadiens sont de plus en plus préoccupés par la sécurité informatique

14 avril 2015

Selon un récent sondage commandé par le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada et mené par la société Phoenix Strategic Perspectives Inc., un nombre croissant de Canadiens se disent préoccupés par la protection de leur vie privée.

Sur 1 500 personnes interrogées, neuf d'entre elles sur 10 affirment être préoccupées par la protection de leur vie privée et une sur trois (34 %) se dit extrêmement soucieuse. Il s'agit d'une hausse marquée, comparativement à 25 % des personnes interrogées en 2012, lors d'un même sondage.

L'étude révèle aussi que la confiance des consommateurs n'est pas des plus élevées face à la protection des renseignements personnels. Ainsi, sept répondants sur 10 (73 %) croient que leurs renseignements personnels sont moins protégés qu'il y a dix ans, alors que 60 % des personnes interrogées ne pensent pas que la situation s'améliorera quant à la sécurité en ligne ou dans le monde réel.

Une grande partie de ce pessimisme généralisé semble provenir de la perception de la population face aux gouvernements et aux entreprises. Plusieurs ont l'impression que les instances gouvernementales et les entreprises ne font pas tout ce qu’elles peuvent pour protéger l’information des citoyens et des consommateurs. Seulement un Canadien sur quatre croit que le gouvernement prend la vie privée de ses citoyens au sérieux. De plus, 16 % des répondants uniquement estiment que les entreprises font les efforts nécessaires pour protéger les renseignements personnels de leurs clients.

Par ailleurs, 44 % des répondants disent avoir des inquiétudes face à la surveillance des gouvernements. Ils avouent être «très préoccupés» par le fait que les gouvernements recueillent des informations à des fins de surveillance.

Des reportages au cours des derniers mois ayant révélé que les données partagées en ligne étaient analysées par le Centre de la sécurité des télécommunications du Canada (CST) ont sans doute contribué à ces préoccupations. Une grande majorité des répondants, soit 89 %, soutient que le gouvernement a la responsabilité d’expliquer ses activités de surveillance à la population et de préciser la manière dont cette information sera utilisée.

Quant au secteur des ventes au détail, le piratage des données chez certains marchands, qui a fait largement la manchette ces dernières années, semble avoir miné la confiance des consommateurs au pays. Toutefois et sans doute à la suite de ces événements, les consommateurs prennent de plus en plus de mesures proactives pour se renseigner sur leurs droits à la vie privée et la protection de leurs données personnelles.

Plusieurs s'informent sur les options qui s'offrent à eux en termes de prévention du vol d’identité et sur les moyens de le détecter. Par exemple, l'étude révèle que 77 % des répondants possédant un téléphone mobile ou une tablette verrouillent leurs appareils, qui nécessitent alors un mot de passe. Ce pourcentage est d'ailleurs très intéressant, car il suggère une augmentation de près de 20% de ces nouveaux comportements par rapport à 2012, alors que 56 % des gens optaient pour une protection de ce genre.

Par ailleurs, il est arrivé au moins une fois aux trois-quarts des répondants de ne pas installer ou de désinstaller une application mobile, en raison des préoccupations qu'elle suscitait en termes de sécurité.
Finalement, de plus en plus de Canadiens connaissent l'existence d'organismes de protection de la confidentialité et de la vie privée, comme le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada (bien que seulement 11% des répondants auraient été en mesure de nommer l'organisme).

Dans l'ensemble, la confiance générale des Canadiens dans la connaissance de leurs droits à la vie privée reste inchangée. 56 % avouent ne pas avoir suffisamment d’information pour comprendre les effets des nouvelles technologies sur leur vie privée. De plus, moins de la moitié croient qu’ils ont une connaissance suffisante de la façon dont l’information qu’ils partagent avec les organisations sera utilisée. Par ailleurs, 78 % se sentent plus réticents qu’auparavant à fournir leurs renseignements personnels à des organisations, mais seulement 29 % des répondants ont déjà demandé à une entreprise comment leurs renseignements personnels seraient traités avant de les divulguer.

Dans un monde où il devient de plus en plus difficile de comprendre de quelle façon les renseignements personnels seront utilisés, un service de surveillance du crédit peut s'avérer un choix judicieux. Vous serez avisé en cas d'activité suspecte dans vos comptes et votre profil financier.

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