Un Torontois coupable de fraude par cartes de crédit condamné à payer 1,5 million $

5 février 2015

Il s'agit ici de la conclusion d'une enquête, qui avait pour but de déterminer les responsables d'une vaste fraude par cartes de crédit commise à l'échelle internationale, ainsi que les sommes amassées de manière illégale. Ceci a conduit à la mise en accusation du torontois Adekunle Adetiloye.
Ce Canadien d'origine nigérienne a effectué ce que plusieurs experts estiment être une des plus grandes fraudes par cartes de crédit de tous les temps. Il aurait fraudé plus de 38 000 personnes, à l'aide de fausses compagnies de recouvrement qu'il opérait.
Ce statut lui aurait permis de voler les données financières personnelles de gens œuvrant principalement dans le domaine médical, en ouvrant des comptes bancaires à leurs noms. Nick Chase, procureur fédéral américain, a déclaré au tribunal que M. Adetiloye avait démontré une « faim insatiable pour l’argent des autres personnes ».

Les autorités bancaires ont eu la responsabilité de composer avec les conséquences de cette importante fraude, décrite comme un cas parmi les plus élaborés jusqu'à maintenant.
Bien que l'accusé réside à Toronto, le procès s'est déroulé dans l'État du Dakota du Nord, après qu'une banque américaine, dont le siège social est situé à Fargo, ait découvert le pot-aux-roses.
Suite au procès, Adekunle Adetiloye a reçu une peine de 18 ans de prison en janvier 2012, environ cinq ans après son arrestation en 2007. Le délai s'explique par la complexité des accusations. À l'origine, la défense argumentait que l'accusé avait joué un rôle secondaire dans l'affaire, soutenant qu'il n'y avait pas assez de preuves pour affirmer que son client en était la tête dirigeante. Toutefois, les documents présentés à la cour ont fait la lumière et démontré qu'il était impliqué bien davantage que la défense voulait bien l'affirmer.
Selon les enquêteurs, M. Adetiloye aurait utilisé une technique non conventionnelle, en créant des entreprises spécialisées dans le recouvrement de dettes, ce qui lui permettait d'avoir accès aux données personnelles des débiteurs, car ces données sont accessibles uniquement aux entreprises de recouvrement, aux services financiers et aux services juridiques.
L'accusé devrait en appeler du jugement, qui consiste à payer 1,5 million de dollars. Selon le procureur Chase, il sera difficile de savoir si les victimes de M. Adetiloye seront effectivement indemnisées. La nature du stratagème a rendu difficile le fait de déterminer combien et à qui doit ce dernier.

Dans une interview, le procureur Chase a souligné que les remboursements aux victimes dans ces cas sont rares ou modestes et qu'il n'existe pas beaucoup de législation pour ce type de crime.
Aux États-Unis, la restitution se réfère au remboursement des pertes subies à la suite d’un acte criminel. Cela ne peut excéder la perte financière réelle des victimes. Par ailleurs, la confiscation se traduit par la saisie des biens acquis par des activités criminelles. Elle vise à éviter que les criminels puissent conserver les gains financiers acquis illégalement après avoir été reconnus coupables.

Les victimes de grands systèmes internationaux de fraude par cartes de crédit n'ont généralement aucune idée qu'un compte ait été ouvert à leur nom, jusqu’à ce qu’ils voient les effets de ces nouvelles activités sur leur pointage de crédit. Pour protéger votre crédit contre les effets néfastes du vol d’identité et de la fraude par cartes de crédit, vous pouvez vous inscrire à un service de surveillance de crédit. Avec ce type de protection, vous serez informé de certains types d’activité sur votre dossier de crédit, qui pourraient indiquer une fraude.

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